21 juillet 2008
News n°33: The last before holidays !
Le 11/07/08, 21h29, Pala
Bénigne est arrivé ! Voici enfin la venue de l’inconnu qui me met fidèlement des commentaires sur le blog… Il a su me prendre par les sentiments en m’offrant une tablette de chocolat côte d’or avec des grosses noisettes, hmmmm... l’attention idéale ! Il ne reste que 10 jours au Tchad pour une mission de formation à l’union de club d’épargne et de crédit (UCEC) de Pala. Il n’est d’ailleurs pas tout seul puisque François, collègue de boulot, est aussi du voyage. L’ONG pour laquelle ils travaillent s’appelle planète finance, elle soutient et développe des structures de micro crédit à travers le monde entier.
On a donc passé nos trois dernières soirées à discuter, refaire le monde, et partager les fruits de nos expériences respectives (Bénigne était lui-même coopérant à Pala de 98 à 2000). C’est cool et ça fait du bien de se sentir compris, un espace qui tombe à pic où je peux « déballer mon sac »… C’est aussi l’occasion de parler de tous types de sujets avec deux jeunes qui ont un pied en Europe (en Belgique plus précieusement, vive la bière !) et donc des discussions un peu plus élaborées que « comment ça va ? ça va bien ? les activités ? et la famille ?... » Bref, vous l’aurez compris, ça m’a fait du bien !
Changement de registre et anecdote insolite… J’ai donné un coup de main à Blaise pour ramener des parpaings de ciment chez lui : un tas de vieux morceaux amoncelés qu’il fallait débarrasser des ateliers. C’était hier après midi. Alors que nous chargions les moellons dans un véhicule, blaise, s’est tout d’un coup mis à courir à la recherche d’un bâton, qu’avait-il vu ? Moment de suspens, serpent ? gros scorpion ? pas du tout… Revenant à la charge avec un bon gros manche, il appuie sur qqch et j’entrevois une fourrure tacheté ?!! Il bloque un animal et nous demande de l’aide pour l’achever ?!. On ne voit pas bien la bestiole qui est sous les parpaings alors je commence à retirer les blocs jusqu’à apercevoir la tête : une civette ?!!!
En aviez vous déjà vu ? la taille d’un gros chat, une tête de petit Renard, une fourrure moucheté type léopard, et une queue annelée / rayée, mignon comme tout… Ne sachant pas bien si c’est dangereux, et étant donné la vigueur avec laquelle il se débattait, ni une ni deux, un bon coup sur la trogne et il ne bougeait plus ! Moral de l’histoire, on a bien mangé cet après midi et tout le monde était content ! La viande a un goût fort (c’est ce qu’on appelle de la sauvagine par opposition à la viande d’élevage) mais avec la boule de mil et une bonne sauce, ça passe très
bien ;)
Cerise sur le gâteau lorsque j’aperçois les enfants de blaise qui rongent une espèce de gros os qui semble avoir des dents… mais oui, c’est bien la tête de la civette dont il ne reste presque plus rien !... Ils s’amusent à me voir étonné, y’a pas photo, les gamins d’ici font pas de chichis et mangent vraiment de tout !
15 juillet 08, 18h01, Centre d’Accueil de Kabalaye (C.A.K, N’djamena)
Plusieurs coopérants sont actuellement à N’djamena pour rencontrer notre chargé de mission, Pierre Louis Pigache, ainsi que Frédéric Mounier qui est le président de la DCC. L’occasion aussi de passer la soirée du 14 juillet à la résidence de l’ambassadeur pour rencontrer les visages de nombreux expatriés Français au Tchad conviés à la réception.
Une bulle… Un microcosme… Un monde dans un monde… La résidence M. Bruno Fouchet (Ambassadeur de France au Tchad) est magnifique, ce qui jure un peu avec le décor local fait de rues sales et sableuses animées d’un fourmillement incessamment bruyant. Grande pelouse bordée de buffets variés d’un côté et de la résidence de l’ambassadeur de l’autre. Tenues de soirée obligatoire, petit hic pour les volontaires DCC dont le costume cravate ne fait pas parti du bagage… Certain ont donc mis les moyens, quand à moi je me suis rabattu sur le costume traditionnel Tchadien, ample et aéré, bien sûr accepté étant donné les nombreuses personnalités Tchadienne présent à cette soirée.
Beaucoup de costumes et uniformes agrémentés de jupes longues dégingandées et de sourires diplomatiques, un vrai gratin auquel je n’avais pas goûté depuis bien longtemps !... Heureusement que nous étions 10 DCC pour se fendre la poire et profiter pleinement de se festin gargantuesque, foie gras, rillettes, mousse de foie de canard, charcutailles diverses et variées, fromages en veux tu en voilà, petit rouge pour accompagner le tout, pâtisseries fines en dessert conclué par un champagne à volonté ! J’ai bien sûr oublié les petits fours et apéritifs indénombrables de début de soirée…
Imaginez un instant ce qu’une bande de jeunes broussards comme nous peuvent bien faire dans un pareil contexte ?... Gavage !!!... Quelques légers scrupules à l’arrivée vite effacés par le Martini… N’oublions pas le discours d’ouverture de l’Ambassadeur dont je n’ai, d’après lui, pas su déchiffrer le sens réel de son discours à travers le vernis de politesses qu’impose la diplomatie. Effectivement, délicate situation que la présence Française au Tchad après les évènements traversés cette année, je l’admets… Discours ponctué par les hymnes Français et Tchadien que quelques baffles disposées nous ont orchestré. Plus un bruit, militaires en uniformes impeccables au garde à vous, vraiment une autre planète que celle de Pala…
Tout s’est enchaîné très vite (surtout les verres pour certains, bravo fred !…) puis nous sommes rentrés à 10 dans le kangoo du Padre (aumônier militaire de la base épervier) qui a eu la gentillesse de nous raccompagner suite à un problème de clefs de voiture qui serait trop long à expliquer !...
Bilan, une très bonne soirée deconnectante à refaire le monde et partager nos expériences respectives de coopération autour d’une coupe de champagne !!!... Sans oublier de lorgner les buffets et autres scènes de milieu mondain dont les souvenirs remontent pour nous à bien longtemps ;)
Impossible de ne pas remarquer les militaires (avec leurs bergers allemands et armes diverses) en ronde autour de la pelouse, et en faction à l’entrée… une réception à l’image de notre implication/présence au Tchad, d’une France à majorité militaire…
Le 16/07/08, 7h43, N’djamena
Ce passage dans la capitale me fait le plus grand bien ! Ou serait-ce de retrouver d’autre coopérants, notre chargé de mission et le président DCC ? Sûrement ! L’ambiance est super et portée aux discussions passionnantes, une relecture rapide de ces 10 derniers mois qui me fait prendre conscience des nombreux fruits de tout ce que j’ai vécu. Je réalise que seuls les bons souvenirs perdurent, les moments sombres s’effacent et j’ai l’impression, en me retournant, de ne voir qu’une aventure formidable.
Je profite de mon séjour à la capitale pour faire de achats pour les ateliers diocésains : câbles électrique, serrures, limes, boulons, tige filetés, porte électrode de soudure, etc… les négociations au marché sont interminables mais aboutissent toujours. Je m’amuse beaucoup dans ce milieu de bric à broc à marchander avec des commerçants arabes en tout genres. Certains parlent très mal Français mais lorsqu’il s’agit d’argent, ils arrivent toujours à se faire comprendre. Ambiance particulière du souk avec cent odeurs et mille étales. Dans lequel je me sens comme un poisson dans l’eau. Me reviennent à l’esprit les premiers mois passés au Tchad où tout me semblait si hallucinant !… Les choses n’ont pas changé, sauf mon regard et je me sens maintenant à l’aise dans ces ambiances si différentes de chez nous…
Je ne peux décrire l’immense joie du resto offert par nos responsables DCC. Enorme steak tartare sans oublier la salade aux miettes de crabe en entrée et la crème brûlée en dessert !!! Le tout dans un accueil beaujolais, salle climatisée, je me serait vraiment cru en France ! Le patron du restau n’était autre que celui rencontré dans l’avion entre Tripoli et N’djamena à l’allée, vous en souvenez vous ? Les papilles sont un formidable cadeau du ciel lorsqu’elles peuvent s’exprimer, y’a pas de doute, je suis un gros glouton gourmand !
Dernière chose : la rencontre de Frédéric, coopérant constructeur arrivé à Ndjamena en Mai. C’est vraiment agréable de discuter avec qqn qui se pose les mêmes questions que moi, et puis le courant passe bien alors je sens qu’on va se revoir, vivement qu’il vienne à Pala que je lui montre mon univers si différent de celui de la capitale…
Voili voilou, tout va bien !...
18/07/08, 17h37, C.A.K
Impossible de ne pas vous décrire rapidement la journée d’hier… d’autant plus qu’une dysenterie aigue m’a cloué au lit (et aux toilettes) depuis ce matin et je n’ai donc pas grand-chose à faire… Mon retour sur Pala est donc repoussé à demain, en espérant que je serai guéri…
Ma journée d’hier donc : visite de la base épervier le matin, déjeuner chez le beau père de Pierre-Louis le midi (jusqu’à 16h), pot de départ entre coopérants, aller-retour à l’aéroport pour le départ de Frédéric Mounier.
La base épervier est, tout comme la résidence de l’ambassadeur, une autre bulle dans N’djamena, immense celle-là ! Une mini ville dans la ville ou des centaines de militaires passent au maximum 4mois avec un turn-over incessant. Des rues goudronnées avec des panneaux stop ?!!! Propres, tenues militaires partout, shorts, lunettes de soleil, cheveux rasés… une autre planète ou des mini bus ou voiturettes transitent les miloufs lorsqu’ils se rendent au réfectoire ou à la salle de muscu (j’éxagère à peine…) Ca fait vraiment bizarre de se savoir au Tchad…
J’ai eu la chance de visiter la base aérienne et ses bureaux où des clichés de pick-ups rebelles pris par les avions de reconnaissance (mirages F1) sont affichés sur de grands tableaux. Le Tchad vu du ciel, c’est impressionnant ! Sans oublier l’aspect technique de ces jou-jous technologiques qui nous font pétiller les yeux ! J’ai ainsi pu passer une demi-heure avec le sergent responsable de la maintenance de la base et du parc de mirages. J’étais ga-ga comme un gamin rêve d’être pilote de chasse !...
Retour à la réalité, atterrissage forcé… Une autre réalité tout aussi extraordinaire : le partage d’un vrai repas Tchadien « à la nordiste » (Arabe), invités par le beau père de Pierre Louis qui nous a réservé un accueil formidable ! On se serait cru dans un conte des mille et une nuits tant les plats étaient colorés et variés ! Nous étions comme des rois, servis par les plus jeunes de la famille. En cercle à même le sol autour d’un napperon en guise de table. Difficile de décrire l’ambiance, chaleureuse, accueillante, sous le regard bienveillant du beau père, vieil homme serein à la vis passionnante, au sourire édenté mais si profond de sagesse… Vous imaginez le contraste avec la base épervier du matin ?...
Bon, faut que je file, à bientôt pour de nouvelles expéditions ;)
11:44 Publié dans 11) Juillet : last but not least !... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09 juillet 2008
News n°32: Dou... la gadoue !...
Pala, le 2/07/08, 20h15,
Me voici épuisé après un court séjour à Fianga, parti hier, retour aujourd’hui. Les kilomètres et l’état de la route entre Torrock et Fianga ont eu raison de mes dernières forces, achevées par un début d’angine et une diarrhée que je traîne depuis maintenant 2 jours…
Mon déplacement était dû au chantier qui a enfin sérieusement commencé. Une trentaine de gaillards creusent les fondations sur semelles isolées : 30 trous de 1m² x 2m de profondeur, ça en fait du déblai ! et de la sueur… L’ambiance est bonne et le chef de chantier semble bien connaître les rudiments de la construction, ce qui n’est pas toujours chose courante ici… Je suis donc rassuré et ravi que le coup de sifflet ait été donné bien que les pluies commencent à être de plus en plus rapprochées. L’objectif est de terminer les fondations et la dalle avant les grosses pluies qui nous obligerons à faire une pause probablement en août/septembre.
Valérie a profité de mon déplacement car elle devait se rendre aussi à Fianga en tant que coordinatrice du sous-volet handicapés du BELACD. C’était donc sympa de faire la route ensemble. La cerise sur le gâteau fût le passage d’un « mayo » inondé à proximité de Balagny. Quelques costauds se sont occupés de faire traverser la moto en la portant tandis que je faisait passer Valérie sur mes épaules. Vous n’imaginez pas l’animation que 2 nassaras font sans même le vouloir… Chaussures et pantalon retirés, j’ai finalement réussit à traverser sans tomber ce qui aurait pourtant été bien drôle pour nos spectateurs qui devait tant espérer la chute ! Tout ça pour dire qu’on a bien rigolé malgré la boue et les secousses que nous avait réservé la route. Les paysages sont chaque jour plus verts et l’air plus frais, c’est très agréable…
Je viens d’entamer mon dernier mois avant le retour au bercail pour les vacances estivales, impatience…
Le 4/07/08, 17h38, Pala.
Marcel (le magasinier des ateliers diocésains), sa femme Angèle et leur fille Barbara de 6 mois viennent tout juste de quitter la maison, ils étaient venu « me visiter ». C’est la première fois qu’ils allaient chez un Nassara et marcel m’a avoué à la fin qu’ils s’étaient un peu inquiétés… pour rien ! Tant mieux si ils se sont sentis à l’aise. Venir me rendre visite est pour eux une façon de me remercier d’être allé chez eux la semaine dernière, ils étaient très touchés, ravis, apparemment beaucoup d’honneur que le « patron » se soit déplacé chez eux… Ils ont donc débarqué ici à 16h avec un gros poulet en cadeau, ça fait toujours plaisir ! (sauf au réveil…)
M’ayant prévenu de leur visite, j’ai eu le temps de leur préparer des crêpes histoire de les initier au « goûter » qui n’existe pas ici. Ce fût pour eux une grande découverte gastronomique car ils n’en avaient jamais mangé, et même jamais vu… C’était drôle de les voir découvrir ce qui pour nous semble si banal. Je leur ai fait goûter du Nutella reçu par colis (encore moins connu que les crêpes), et, après avoir rempli leur cuillères, se sont regardés d’un air gêné, ne sachant pas bien comment manger autrement qu’avec les doigts… alors un coup de pouce sur la cuillère avant de finir dans la bouche, c’est tellement plus simple ! Marcel a adoré, je tâcherai de lui ramener un pot à mon retour en septembre. Il y avait aussi un fond de pot de confiture de fraise que marcel a vite fait de terminer (la fraise n’existe pas ici non plus), à la petite cuillère cette fois-ci, quel progrès ;) !
Je suis content de ce moment passé avec eux, je crois que c’est typiquement le genre de découverte que je souhaitais en venant au Tchad, la rencontre d’une famille simple et ouverte à l’échange et au partage de nos cultures, dans le respect et la joie simple de nos différences.
Côté boulot, les chambres médicalisées sont terminées, première réalisation enfin achevée, en voici un aperçu ! (il ne manque que les clims...)
Le 7/07/08, 18h04, ma colline…
Quel silence… encore une fois : c’est beau. Il fait chaud et humide mais, pas grave, je me sens bien. Je ne me lasserai pas des paysages du Tchad, de cette nature sans cesse en mutation, de ces oiseaux innombrables et multicolores, des couchers de soleils indescriptibles, du ciel profond et de ses nuages expressifs : énormes ou légers, qui laissent constamment entrevoir un carré de ciel bleu, même si c’est à l’horizon (très différent du plafond grisonnant de notre bon vieux ch’Nord…). Je garderai aussi en mémoire les Nashif / jus de banane de chez Ali, au rond point, le soir lorsqu’il fait déjà nuit noire, immensité constellée d’étoiles accrochées à un firmament d’encre, c’est presque éblouissant !... L’ambiance aussi y est particulière, comme hier soir, et tous les autres soirs d’ailleurs… Quelques groupes électrogènes alimentent de rares néons et les mixeurs pour faire des jus : banane / mangue / avocat / goyave… en fonction des saisons. Ce qui nous éclaire réellement, ce sont plutôt les phares des motos / mobylettes, quelques rares voitures et des camions énormes, surchargés de marchandises, surmontés de voyageurs entassés. C’est un coin à majorité arabe (ethnie Goran) donc beaucoup de musulmans partout. L’habit traditionnel est le « boubou », longue tunique ample descendant jusqu’aux pieds. Les visages aussi ont leurs traits caractéristiques, barbichettes, profil fin, nez aquilin, grandes dents blanches, petites oreilles souvent décollées... J’aimerais tellement que vous puissiez voir cette vie grouillante et tellement différente de chez nous…
Ce w-e j’étais à bissi-mafou, reposant, ressourçant ! Je me suis balladé en pleine brousse entre les champs cultivés de mil et d’arachides. Encore une fois, la nature était splendide, indescriptible. Je me serais cru en pleine campagne du Moyen-Âge (en tout cas telle que je l’imagine). A part les cases en terre coiffées d’un chapeau de paille, les quelques charrettes et bœufs donnaient au paysage la ressemblance avec ce que j’imagine être notre passé, nos racines... Les relations humaines sont très simples car tout le monde se connaît, se salue longuement. Je garderai en souvenir la rencontre de deux femmes aux seins plats pendants jusqu’au nombril (comme il y en a pas mal en brousse), accompagnés d’une ribambelle d’enfants nus aux yeux immenses et sourires radieux. Nous avons échangé les salutations en Moundang, la langue locale, puis avons communiqué par signes, et surtout par le langage universel du sourire ! Le leur, édenté, n’enlevait rien à leur charme étonnant, elles sont belles dans leurs vêtements de nature et leur simplicité d’être !
Un croissant de lune me sourit, le soleil est déjà couché depuis 15min et un ciel rose s’estompe au dessus de moi. Des chants d’oiseaux s’élèvent de partout, il fait sombre et j’aimerais bien rester… Il est quand même plus prudent que je rentre…
Voici quelques photos prises entre deux lignes...
Vue de la colline, puis une photo prise sur le trajet retour...
le traditionnel enchantement du coucher de soleil, on en mangerait !...
Le 9/07/08, 18h38, Salle internet
Bénigne est bien arrivé hier soir à Pala ! on va prendre un verre puis manger un Naschif dans 30 min ! Quelle plaisir de voir enfin celui qui, régulièment, m'envoyait des encouragements et nouvelles par l'intermédiaire de mon blog...
Je vous en dirai plus long après !
Tchuss
19:35 Publié dans 11) Juillet : last but not least !... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



