26 septembre 2007
Et que l'adaptation continue !!! du 17 au 24 sept
La connexion internet n'en fait qu'à sa tête, je voudrais bien vous donner plus régulièrement des nouvelles mais ce n'est pas si simple. Voilà donc tout d'un bloc, bonne lecture et donnez moi vos impressions !...
Le 19 sept, 21h30, Miséréor
Miséréor est le nom donné au lieu d’habitation des coopérants. Il y a 1 maison en dur où loge Valérie (coopérante dcc qui s’occupe d’un centre pour personnes handicapées), il y a aussi une cuisine, salle de bain ainsi qu’un lieu de vie commune. Dans le jardin se trouvent 3 cases : Une pour Rémi, une pour moi et la dernière fait office d’atelier. Il y a aussi un potager et quelques arbres fruitiers. Nous avons aussi un animal gentil petit animal domestique qui se prénomme Boubou et qui est un joli petit singe... L’ensemble est situé dans les petites ruelles de la ville, au cœur des habitations traditionnelles. Il faut 5 min en voiture pour rejoindre la mission catholique où se trouve l’électricité et internet. Le quartier est très bruyant : beaucoup de chiens et d’enfants qui passent leur temps à jouer.
A vrai dire, je ne me sens pas tout à fait chez moi car ma case n’est pas encore terminée. Il reste à maçonner la salle de bain et à passer un sérieux nettoyage. J’ai l’impression que tout est crade et pour ceux qui me connaissent, je ne suis pourtant pas difficile sur ce point. Je commence tout juste à me repérer dans les principales rues de Pala mais il y a encore du boulot. C’est encore pour moi un vrai effort de sortir me confronter à la réalité extérieure. L’insalubrité, les gens, leur façon de vivre, les petites bêtes et les grosse, encore beaucoup de choses me font peur. Par dessus ça, la tourista ne me fait pas de cadeaux. Y’a rien à dire, c’est chiant ! Je carbure au tiorfan, en espérant que ça va vite faire effet… La diarrhée n’est que la 1ère étape, ensuite il y aura le palu ! Mais une chose à la fois, je ne suis pas pressé de l’attraper.
Concernant mes journées, rien de très particulier, je m’adapte et découvre avec Rémi les rouages du SDCE (Service d’aide à la Construction et à l’Entretien) pour lequel je travaillerai bientôt. J’ai pu faire un tour des ateliers que j’aurai à ma charge, il y a du boulot ! « Ca se cuve » comme diraient les gadz.
Je vais tacher de faire une bonne nuit car la dernière n’était vraiment pas fameuse. Ah, oui, j’oubliais, le bled me manque de plus en plus et certains tout particulièrement, j’en arrive parfois à me demander ce que je fout ici, il parai que c’est normal au début… J’espère que le « début » ne va pas trop durer.
Bye.
Le 21 Sept, 11h56, Mission catholique de Pala
Kaï !!! (terme employé ici pour dire mince ou mer…). Je ne me sens pas bien du tout… J’ai le bide retourné par les évènements de la matinée… Je ne pensais pas être confronté si vite à la souffrance physique des autres. Le menuisier (Edmond) s’est fait attrapé 2 doigts (index et majeur) dans la toupie… Aïe aïe ! Rémi n’étant pas là, j’ai du l’accompagné à l’hôpital de Pala. Heureusement que Gaston (l’électricien) est venu avec moi pour m’indiquer la route et pour nous diriger dans l’hôpital. Edmond ne disait rien mais on sentait bien qu’il avait très mal. C’était vraiment moche comme blessure. Le médecin a à peine regardé et lui a prescrit quelques médicaments puis la envoyé au service « pansements » en diagnostiquant : « vu traumatisme des 2 orteils de la main gauche …» Ca fait peur ! Nous déambulons le long des bâtiments et passons devant des salles ou s’entassent les malades, ça ressemble d’avantage à des mouroirs qu’à des dortoirs. Ca pue, il a même des chèvres dans la cour de l’hosto. Quelques mères attendent impatiemment que l’on ausculte leurs enfants en bas âge. L’un d’eux me marque particulièrement, la peau de son dos est verte, jaune et violette avec un aspect de brûlure, c’est trop pour moi… Je cache mon malaise comme je peux en attendant qu’Edmond se fasse suturé et pansé. L’infirmier m’appelle pour me montrer les doigts d’Edmond (ou plutôt ce qu’il en reste) et m’explique le plus naturellement du monde les os broyé, les phalanges perdues et les points du sutures réalisés. Il finit enfin par un pansement qui ne ressemble à rien, de toutes façons il n’avait qu’un œil… Nous quittons enfin ces lieux de malheurs et de souffrances pour ramener Edmond chez lui, dans le quartier de Madagascar. Il en a bien pour un mois de repos au moins. J’ai mal pour lui, ça me rend triste toute cette souffrance, mais ce n’est probablement pas la dernière fois que j’y serai confronté.
Pour parler de choses plus gaies, nous somme allés manger au « rond point » hier soir : omelette et pain avec un jus de banane fait devant nous, c’était très bon pour une fois ! (peut être aussi parcequ’il faisait très sombre et que je ne voyais pas mon assiette…) J’ai fait mon baptême de moto en pleine nuit avec Isaac (Ami de Rémi à qui appartient la moto), moi qui n’avait conduit que des mobylettes, c’est bien plus marrant la moto. Ici tout le monde en a et personne ne met de casque. Nous en achèterons bientôt une car nous sommes désormais 3 coopérants et n’avons que 2 véhicules. Promis je mettrai un casque à chaque fois que je le pourrai.
Ce midi je dois allé manger la boule mais je n’ai pas très faim. Il faut quand même que je goûte !
Allez, courage Sylvain, tu vas t’en sortir !
Le 22 sept, 17h17, Case miséréor,
Ca y est, j’ai goûter la boule ! Une au riz (hier midi) et une au maïs se midi. En fait c’est bon si la sauce est bonne… Nous étions chez Fati qui est une amie musulmane de Rémi. C’est bizarre d’être un garçon dans ce pays car on a un peu tous les privilèges. Nous avons ainsi passé près de 4h chez eux sans rien faire, juste manger, nous reposer et parler un peu. Les hommes ne mangent pas avec les femmes et c’est impensable qu’un homme fasse la cuisine ou la vaisselle. Tout est différent… J’ai pris mon premier cous d’arabe et sais maintenant compter jusqu’à dix. Je connais aussi les rudiments d’un premier contact. Ici on demande toujours « comment ça va ? la santé ? ta famille ? tes enfants ? ta maison ? tes poules ? tes cochons ?… bref, tout est bon à demander.
Hier soir nous sommes allés manger chez nos voisins qui sont 2 français. Ils ont 33 années d’Afrique derrière eux et bientôt 3 au Tchad. Ils m’ont bien rassuré en m’affirmant que ce pays était de loin le plus difficile de tous les autres… et pourtant Dieu sait qu’ils en ont fait des pays ! Lui est médecin et elle infirmière, ils devraient bientôt rentrer en France pour leur retraite.
Ce matin, rien de spécial, nous sommes allés sur un chantier de Rémi : un château d’eau pour une communauté de sœurs. Quand je dis « rien de spécial », ce n’est pas que c’est banal, je suis encore dans une phase ou tout m’interpelle, me fascine, me fait peur ou m’émerveille. Mais la visite que nous avons rendu à Romain ce midi : ça c’est pas banal !:
Romain est un ouvrier de Rémi qui habite dans un petit village qui s’appelle « la carrière », à 15 min environ de Pala. Et là bas, c’est vraiment la brousse. Nous nous y sommes rendus en moto et l’arrivée a de quoi impressionner. Comme il n’y a aucun « blanc » là bas, tout le monde nous regarde comme des bêtes curieuses, c’est pas très agréable mais on commence à s’y faire. Avant toute choses, nous devons saluer le chef du village qui a un rôle très important. Il nous accueille sous des nattes et nous fais asseoir avec les quelques hommes qui palabrent déjà avec. Bien sûr il y a des poules, des cochons, des pintades, de la boue partout, mais ça je ne le dis plus, c’est tout le temps comme ça et je m’y fait déjà. Arrive le fameux alcool du village : le « bilibili », fait à base de mil fermenté. Et là, pas question de refuser un tel honneur. On me sert une pleine calebasse, je souris à moitié et avale le liquide qui ressemble à de l’eau très boueuse. Hmmmm… comme c’est (pas) bon !… Je serre les fesses et finis ma coupe, on m’en re-propose déjà mais j’arrive à faire comprendre que c’est tout pour moi, merci ! C’était très bon ! (glups)
22h30, reprise…
(Je me suis absenté quelques heures pour aller faire la fête au sporting club de Pala qui est un bar dansant. Je reprends la suite de mes aventures) Nous allons avec Romain sur le terrain que lui a donné le chef du village. La dernière pluie a mis sa maison à terre et nous nous asseyons au milieu des briques en terre qui jonchent le sol. Seul le toit est encore en état, mais il est à ras de terre. Il reste juste quelques tôles ondulées assemblées par des bois, ça fera le prochain toit ! Nous rejoignons ensuite l’endroit où sont logées ses femmes : dans la maison de son frère. Ici, la famille, c’est un toit assuré quelque soit la situation. (les trajets sont évidemment faits en moto, j’ai donc fait mon baptême de moto à 3 personnes !)
Arrivés à proximité des concessions, nous laissons la moto et continuons à pied. A l’angle d’une maison, je croise des enfants, à ma vue, ils prennent peur et certains se mettent à pleurer, ils courent se cacher ou rejoindre leurs mères, apparemment ils n’ont jamais vu un blanc, surtout avec des cheveux un peu longs comme les miens. Je suis d’autant plus frustré qu’ils sont trop mignons, et tellement nombreux. Nous nous asseyons à chaque concession pour saluer les familles, à chaque fois une dizaine/quinzaine d’enfants s’agglutinent pour nous dévisager, c’est bizarre. Des regards, quelques sourires, décidément je suis vraiment pommé au fin fond de l’Afrique noire.
Une femme de Romain nous prépare la boule avec de la farine de maïs, le tout accompagné d’une sauce au gombos (légumes d’ici). Encore une fois, il faut faire honneur… Il y en a facilement pour 6 personnes, et la sauce est étonnement gluante… Des morceaux de nerf, heu… pardon, de viande baignent dans le tout, c’est franchement pas délicieux, mais il faut faire un petit effort et on se cale le bide. On réussit finalement à partir.
Cet après midi, on a posé un enduit dans ma future salle de bain, demain on posera les carreaux. Il est tard et je n’ai pas bien le courage de vous raconter ma soirée bien qu’elle en vaille le coup. En deux mots : une piste de danse, des africains sur-excités, une soirée à thème histoire de bien chauffer l’assemblée : « l’insécurité dans la ville de Pala » , des débats qui ne ressemblent à rien, un jeu dont on me désigne pour faire parti du jury, des rires, des engueulades, de la danse, bref… Une bonne soirée quoi !
Allez, bonne nuit.
24 sept, 22h12, Service d’Accueil de Moundou
Ce soir c’est à la lueur d’une lanterne que je remplis ces lignes. Nous sommes à Moundou pour la nuit et irons cherchez du bois pour la menuiserie demain matin. Il nous a fallu plus de 3h pour faire le trajet. L’état de la piste entre Pala et Kelo est tellement cabossé que nous en avons plein le dos et les fesses. Heureusement que les 100 derniers km étaient goudronnés ! Nous sommes arrivés vers 19h15 et il faisait nuit depuis plus d’une heure. N’ayant pas d’électricité, c’est à la lanterne que sont accueillis les hôtes, ce qui n’est pas sens me plaire, ça à un côté très magique… douche à la lueur d’une flammèche, je me crois dans un vieux conte…
Moundou est la 2ème plus grande ville du Tchad après la capitale, nous en avons donc profité pour manger dans un vrai resto, quel bonheur d’utiliser des couverts dans un cadre qui ressemble presque à nos restaurants français d’extérieur. Et puis c’était bon alors quoi de plus pour être heureux ? Seuls les toilettes vous rappellent que vous êtes bien en Afrique…
Hier après midi, nous sommes partis en brousse avec Isaac et Patrick (et Rémi), à l’assaut de la montagne du Mayo-kebbi. (Peut être 80m de dénivelé positif, waouh !). Quelle galère pour rejoindre le sentier qui monte au sommet ! Surtout que nous étions 2 par moto et que les chemins sont parfois impraticables. Tant pis, on y va, on s’enlise, on patine, on dérape, on passe dans l’eau, on se fait quelques frayeurs, mais on y arrive ! Les 200 derniers mètres se font à pied car trop raide. Une fois le sommet à portée de main, on aperçoit une dizaine de cahutes en paille et de la fumée, qui aurait pu imaginer que des personnes s’étaient installées dans un pareil endroit ? Un vieux monsieur s’approche et nous demande d’enlever nos sandales car « nous sommes sur la montagne du temple… » Une quinzaine de femmes prient ou se reposent à l’ombre de nattes. On nous fait une place, on nous sert de l’eau, et nous on hallucine ! Ce serait trop long d’expliquer tout ce que l’on s’est dit avec le vieux mais en gros :
« il est envoyé de Dieu et Jésus lui-même lui a donné le nom d’Abraham Massoum, c’est un ancien rebelle, puis militaire et colonel et blablabla… Il a été appelé par Dieu même sur cette montagne et y vit avec 23 femmes, 6 hommes, une poignée d’enfants qu’il nourrit grâce à l’argent de sa retraite. A côté de lui était allongé une vieille dame qui, d’après lui, était prophétesse et voyait régulièrement des anges et recevait des messages. Il était investit du travail d’écrire ces messages et de prier pour tous les hommes, particulièrement les plus pauvres. Au sommet de cette montagne, il a défriché une très vaste surface pour l’arrivée des futurs fidèles « c’est une piste d’atterrissage »… D’après lui, Jésus reviendra à cet endroit même… Certaines plantes sur la montagne du temple ont leur racines qui rejoignent le Jourdain afin d’avoir de l’eau bénite… »
Bref, un entrelacs de christianisme et un soupçon d’ésotérisme… Je ne me permettrai pas de juger, mais j’avoue que tout ça paraissait très… bizarre. Quand je me relis, j’ai l’impression d’être très imparfait sur les descriptions et vous ne devez pas comprendre grand-chose… Mais je crois que ça n’est pas transcriptible, tout est tellement différent… Et oui, encore !...
Je vous laisse et vais rejoindre Morphée…
18:45 Publié dans 1) Premier mois !... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note




Commentaires
26 sept à 23h00
Hello le fréro !!
c'est vraiment géniale de pouvoir avoir de tes nouvelles si rappidement et de pouvoir "ressentir", a peu près, tous se que tu vis la-bas !! "ressentir" est un bien grand mot, car tout se que tu racconte, me parait complètement impossible, irréelle, inimaginable ... mais en te lisant j'ai vraiment l'impression d'y ètre ..!
en tous cas je pense beaucoup a toi et je t'embrasse bien fort !
tu me manque ..
PS: merci pour ta lettre !! sa m'a fait trop plaiz !! je te répond le plus vite possible !
La Marionne
Ecrit par : la tite soeurette (Marion) | 26 septembre 2007
salut buta,
ça fait super plaisir de lire cette aventure, qui en est bien une...
comme tu l'as dit, cette expérience va changer ta vie, c'est vraiment incroyable.
D'abord le phis qui pars au Mexique, ensuite le struc en russie puis en stop jusqu'en Inde, et finalement toi deux ans en Afrique noire... heureusement qu'on est pas quatre sinon je me demande bien ce que pourrait inventer le dernier...
merci pour tous ces moments que tu nous fais partager
bon courage avec la tourista, j'y ai déjà dégoûté et c'était pas drôle du tout
Bandit
Ecrit par : Bandit | 27 septembre 2007
Bonjour Buta !
Je suis tombé "par hasard" sur ton blog, qui me fait bien rire !!! J'étais à Pala, de 1998 à 2000, coopérant comme toi, Secrétaire administratif au BELACD. J'habitais chez tes voisins, avec 2 autres coopérants (dont Yaël Leuillet, un de tes prédecesseurs).
Bon courage pour l'adaptation, tu en as eu une un peu choc, mais tu verras, ça va se tasser. Le Tchad est peut être un des pays les plus durs d'Afrique, mais c'est certainement aussi le plus attachant. 7 ans après, j'en ai toujours la nostalgie (pourtant j'ai voyagé depuis !).
Je reconnais bien tes descriptions de la ville, du rond-point, de l'hôpital (que je connais bien...!)...
Mon conseil : surtout, prends soin de toi : mange bien (beaucoup !), dors beaucoup, vas-y cool, fais-toi plaisir, repose-toi... prends le rythme !
Bon courage, dis-toi que tu as de la chance de vivre ce que tu vis, même si c'est impossible à raconter !
A bientôt, je suivrai tes aventures, si tu arrives à maintenir ton blog.
Bénigne
PS: tu as quand même de la chance, quand j'étais à Pala, il n'y avait pas de téléphone (même pas de portable) et donc Internet nous semblait de la science-fiction...!
Ecrit par : Bénigne | 27 septembre 2007
Salut Sylvain
La description que tu fait du Tchad me fait penser à ce que j'ai vécu au Mali.
Moi et Emilie, on trouve que c'est vraiment génial pour une personne de partir s'investir pour les autres comme ca. On te soutient. Après une aclimatation un peu spéciale, on est sure que tu vas vivre des choses extraordinaires. D'aileurs ca a apparemment déjà commencé.
A (bientot)°
Ecrit par : Pierre | 28 septembre 2007
salut Sylvain!
10 minutes de dépaysement assurées à te lire du fin fond du Pas de Calais, c'est vraiment difficile à imaginer ! çà va, pas besoin de pouces de pied de rechange? ;-) ici tt va bien on attaque notre 1er WE IAT demain.
bon courage sur ta planète...
Ecrit par : héliette | 28 septembre 2007
salut frangin...
un petit coucou pour te dire que je pense fort à toi! Et oui, te voila vraiment partit pour cette aventure riche en rebondissements. c'est super! je suis très fiere de toi! ca doit pas être toujours facile... Mais KEEP SMILLING!
Je t'embrasse très fort
Pauline
PS: j'ai réactiver ma boite mail.
Ecrit par : la grande soeurette | 29 septembre 2007
Salut Sylvain !
Et voila le deuxième volet de tes aventures , ça m'a fait la lecture du soir !
Vraiment , on sent dans tes écrits , tes hauts , tes bas.
Ca m'a bcp touché le passage à l 'hopital , la souffrance , les enfants , ...
Bon courage Sylvain , et c'est vrai que desfois tu dois te sentir paumé au fin fond de l'Afrique : mais quelle expérience !
J'attends ton prochain récit.
Beubeu
Ecrit par : benoit | 29 septembre 2007
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