18 septembre 2007
News n°1 : Mes 4 premiers jours...
Voici la retranscription intégrale des premières pages de mon carnet de bord... Il m'en reste encore tellement à écrire...
Le 13 sept, 19h05 entre Paris et Tripoli…
Je suis ému… par ce départ, par ces premières lignes dans ce carnet, par le paysage somptueux que je peux apercevoir de mon hublot, par cette aventure qui ne fait que commencer, par la musique que je peux écouter grâce au lecteur mp3 que m’ont offert les parents juste avant mon départ (merci !), par la beauté de la terre vue d’en haut.
Je suis heureux… de concrétiser enfin ce projet de coopération qui se forme depuis plusieurs mois maintenant, d’aller à la rencontre de gens que j’aime déjà, d’une culture dont je ne connais pratiquement rien, heureux de cette folie qui m’attend, de cet inconnu qui ne me laisse qu’une et une seule certitude : ces 2 années à venir vont changer ma vie, ma perception du monde, mes choix à venir, mon avenir quoi !
L’hôtesse vient de m’apporter un plateau repas, comme si j’avais un petit répit avant mon immersion dans le pays de « la boule »… Etant donné mon excitation, j’ai déjà oublié que j’étais triste… de quitter ceux que j’aime ! Je crois d’ailleurs que côté tristesse, j’ai suffisamment donné ces 2 derniers jours pour continuer à en parler, alors je ne vais pas épiloguer dessus ! Avec tout ça, je n’ai pas pris le temps de manger alors je vous laisse…
Bon appétit !
PS1 : Mon avion a 4h de retard, j’espère pouvoir prendre la correspondance pour N’Djamena… et que l’aventure commence !
PS2 : Merci à Christophe de m’avoir offert ce carnet ;)
Le 14 sept, 22h30, Centre d’Accueil de Kabalay (N’Djamena, capitale du Tchad)
Je viens de passer la journée, de loin la plus dépaysante de ma vie. Mon arrivée hier soir à l’aéroport de N’Djamena ouvert le bal. Par chance j’avais rencontré un Français dans l’avion qui connaissait bien la ville et ses habitants, à commencer par le chef des douanes, ce qui nous a permit de passer le contrôle à l’aéroport sans le moindre… contrôle ! Je ne vous ai pas encore parlé de la descente de l’avion : une chaleur mais surtout une moiteur à en couper presque le souffle, littéralement ! Ajoutez à ça une attaque d’armées de moustiques et une odeur quelque peu nauséabonde, et vous êtes à N’Djamena, bienvenue au Tchad !... Pour ceux qui n’auraient jamais vécu cette expérience, n’essayez pas d’imaginer, c’est impossible…
Je retrouve Rémi et son chauffeur (Taho ou « Papa » parce qu’il est un peu vieux…) puis nous traversons la capitale à 2h du mat environ (mon avion avait du retard). C’est incroyable, des dizaines et des centaines de groupes de jeunes/d’enfants regroupés autour d’une loupiote ou de quelques flammes. J’ai alors l’impression d’être dans une pièce de théâtre, je ne peux pas dire grand-chose, je suis tout simplement estomaqué par la scène. La moiteur de l’atmosphère rend l’instant écrasant et le laisse sans mots. Arrivé au Centre d’Accueil de Kabalaye (CAK), Rémi me donne les clefs de ma chambre et me souhaite bonne nuit. Je m’allonge sous une moustiquaire en me demandant ce qu’il m’arrive, si je ne suis pas en train de faire un rêve, mais non, c’est bien la concrétisation de ce que j’attendais depuis si longtemps. Je n’aurais pas pu l’imaginer sous cette forme. Je transpire, ne trouve pas le sommeil, finalement je m’endors pour me réveiller 3h plus tard, le jour s’est levé ! Petit déjeuner presque comme en France puis nous partons chercher Théodore, un ami de Rémi qui habite N’Djamena. Nous nous déchaussons avant d’entrer dans la pièce qui fait office de salon/chambre et 3 jeunes filles nous servent à boire. Je ne sais pas bien ce qu’il faut faire ou ne pas faire, je dois être ridicule à ne savoir que sourire… On discute un bon petit moment puis nous repartons sans oublier de saluer le singe dans la cour que nous emmènerons à Pala lundi pour qu’il retrouve sa liberté. Et la verdure du Sud.
J’ai l’impression de trop écrire et pourtant, je n’ai pas dit le quart de ce que je voudrais raconter. Pour résumer ce qui a été le plus gros chamboulement de ma journée, je vais écrire les mots qui me passent par la tête lorsque je pense aux rues de N’Djamena :
Beaucoup de gens assis, allongés, accroupis, marchands, porteurs, regards, sueur, chaleur soleil, moiteur, eaux stagnantes, puanteurs, marché, poissons, odeur e rance, montagne de mouches, chèvres, cochons, calèches, chevaux, bicyclettes, motos, taxis, minibus, chiens, loi du plus fort, poussière, dangers, malsain, enfants, ordures, hérons, chaleur, mosquée, bruit, klaxon, cris, rires, crachats, étales, fruits, tissus, téléphones portables, Celtel, encore chaleur, peur, « Nassaray » (qui désigne « le blanc »), milice, police, armes, militaires, ambassades, sable, rues impraticables, nids de poule, boues, très peu de rues goudronnées, priorité à droite, vélos, réparations, rafistolages, voitures surchargées, égouts à ciel ouvert, tas d’ordures, encore puanteur, aboiements, chiens maigres, concession (maison/case) en brique/torchis, instable, architecture basique, quelques maisons avec étage (rare), moyen âge, cimetière, camions surchargés, gros lézards, libellules, énorme chauve souris, encore chaleur, encore puanteur, pots d’échappements, stations service avec bouteilles en tout genre, bidons, odeur d’essence, carcasses de voiture partout, délabré, haillons, tongues, pieds nus, scarification, pauvres, très pauvre, ordure brûlées, fumées, différences, différences, différences, différences, différences…
Le plus frustrant dans tout ça est de savoir qu’il manque encore pleins de choses !
Il me reste une dernière chose à vous raconter : ma soirée… Rémi m’a emmener avec Taho, Philippe et Romaine dans un bar dansant où se donnait en concert : « Laurent ça tourne », véritable star du moment à N’Djamena. Imaginez une cour de 400 m² avec un pavillon au milieu en guise de piste de danse, Coca, Gala (bière locale) et « sucreries » (Sodas) servis sur des tables de jardin tout autour, que des noirs et… 2 blancs ! On a eu droit à plusieurs privilèges genre entrer sans payer (merci Rémi pour tes connaissances inépuisables). On a pu manger de la Carpe avec des légumes (je crois que j’ai pas trop suivi les conseils de la DCC concernant l’alimentation mais tant pis ! je touche du bois…). Premier repas avec les doigts, c’est plutôt marrant bien qu’un peu gluant. La pensée que le poisson venait du marché, léché par des milliers de mouches m’a un peu refroidit, mais Romaine (amie de Rémi) après avoir goûté a assuré qu’il n’était pas « gâté ». Inch’Allah
Viens le temps de la « danse de la moto » que je découvrais en même temps que tout le reste. La piste se vide, un danseur vient faire une belle démo de cette danse pas évidente, puis un grand black tout maigre vient prendre les 2 blancs par la main pour aller danser au milieu de la piste, seuls au monde devant 200 personnes amusés de voir des blancs danser comme des manches à balais… On a qd même bien rigolé, eux aussi, on a été très applaudit et même félicité à plusieurs reprises dans la soirée. Finalement tt le monde est revenu danser, une fille est venue vers moi le plus naturellement du monde m’a dragué comme jamais il ne se passe en France. Bref j’étais mal à l’aise, Rémi rigolait, c’était finalement plus comique qu’autre chose. Je ne suis pas pressé de renouveler l’expérience, c’est quand même un peu désagréable de susciter autant de curiosité chez les gens.
Bonne nouvelle, je commence à piquer du nez et vais peut-être pouvoir dormir. Je transpire à grosses gouttes mais il va falloir que je m’habitue. Je me rends compte que malgré tout l’ « inconfort » (qui n’est pas insupportable), cette journée était extraordinaire, tellement riche en découvertes ! D’ailleurs je ne vous ai pas raconté le déjeuner… La gérante était allongée en plein milieu de la pseudo salle et puis le repas… j’arête là, tant pis, il faut que j’aille dormir. Pour ceux qui veulent savoir, ils n’ont qu’à me demander, je ne suis pas prêt d’oublier. Vivement les prochaines lignes, j’aurai sûrement vécu plein d’autres super trucs d’ici là !
A godo afé ! (au revoir)
Le 16 sept, 18h10, CAK
Aujourd’hui est un grand jour, c’est Dimanche ! et le dimanche il y a la messe, et la messe ici, c’est quelque chose !… Il y a une à 7h et une à 9 h car l’église n’est pas assez grande pour accueillir tout le monde : capacité d’accueil que de 1500 places environ… Ca fait tellement plaisir de voir une assemblée aussi joyeuse pour célébrer ! Les chants sont accompagnés à la guitare et batterie, les femmes poussent des cris très aigus tout le temps, c’est un joyeux tintamarre qui prie… Si seulement nos églises occidentales pouvaient avoir cette vie. Il faut dire qu’à N’Djamena il n’y a pas beaucoup de vieux alors ils peuvent pas être à l’Eglise …
Ensuite nous sommes allés au Cameron avec Rémi, Taho et Romaine dans le quartier de Kousseri. Le marché est moins cher et c’était l’occasion d’acheter des tissus pour que l’on se fasse coudre des chemises. Le marché est très grand mais les boutiques sont minuscules… Il faut parfois se baisser pour circuler dans les allées couvertes de tôles/ morceaux de bois et où l’on patauge dans la boue. C’est le Ramadan alors les musulmans les plus fervents n’avalent pas leur salive… C’est un joyeux orchestre de renâclements et de crachats un peu partout… Je suis sûr que je vais vite m’y faire, je n’ai pas le choix.
Je n’ai pas pris le temps de raconter ma journée d’hier, c’était une journée hallucinante comme les autres… Nous sommes allés au grand marché, en face de la grande mosquée de N’Djamena. On y trouve de tout, à toute heure. Le coin des viandes était particulièrement désagréable mais je ne me risquerai pas à le décrire, je n’y arriverai pas. Nous avons ensuite rejoins Robert (ami de Rémi) dans les quartiers Nord de la capitale : Farcha ! Une petite cour boueuse avec quelques poules et des enfants qui pataugent, 2 ou 3 chiens, et autour des concessions (cases) en torchis. L’idée était d’aller pic-niquer encore plus au nord, dans la brousse, au bord du fleuve Chari. Nous sommes allés acheter quelques poissons au marché du coin, je ne pensait pas pouvoir trouver d’endroits plus sale que certaines rues de N’Djamena, et bien si, il y a ! Beaucoup de marchands vendent du charbon pour que les femmes puissent cuisiner. Tout est noirs, à commencer par l’air. Les enfants ont des paniers ou s’installent par terre pour vendre viandes, viscères, colliers, mil, fruits, sacs plastiques… Les femmes ont des petites étales à même le sol et vendent tout ce qui peut se manger. Nous achetons une quinzaine de poissons que la mère de Robert nous cuisinera dans de l’huile, le tout accompagné de riz/tomate.
Nous partons donc en 4*4 pour ¾ d’heure de route dans la brousse, jusqu’à un tout petit village en terre séchée où les chèvres, poules et enfants sont les principaux habitants. Un peu de cultures de légumes, des jardins de citronniers, pamplemoussiers, dattiers… Nous sommes très bien accueilli et mangeons ensemble. Nous avons ensuite récolté quelques citrons et pamplemousses pour en ramener à N’Djamena, puis nous nous sommes baignés dans le fleuve où quelques pirogues de pêcheurs profitaient des derniers rayons pour prendre encore quelques poissons (la nuit tombe tôt, il fait nuit à 18h30). Au moment où j’écris ces ligne ma santé semble parfaite et tous ces changements d’hygiène semblent être supportés par mon petit corps… Je continue à toucher du bois !
Nous sommes ensuite rentré et j’ai passé une soirée « normale » au CAK où j’ai pu manger un bon repas. Cette dernière nuit fut très reposante, je commence à me faire à la chaleur et, bien que transpirant toujours, ce n’est plus aussi gênant qu’au début. La France et mes proches commencent à me manquer, ce n’est que le début… Demain nous descendrons à Pala où je vais passer les 2 années à venir. J’ai hâte et à la fois je redoute ce que je vais y découvrir après ce que j’ai vu dans la Capitale !
« Ana nadorah nahakul !» (Je vais manger ;)
Le 18 sept, 14h55, Mission de Pala.
Me voici enfin arrivé à destination… Le voyage s’est effectué hier après midi et a duré plus de 7h30 : 340 km de goudron puis 110 km de piste. Nous étions 5 dans le pick-up du diocèse car 2 prêtres de la communauté des « oblats de marie » redescendaient avec nous. Le paysages sont très variés. Etant en fin de saison des pluies, beaucoup d’espaces sont inondés et l’on peut voir des marécages à perte de vue. Des oiseaux multicolores surgissent parfois et des cases bordent les routes qui représentent un axe de commerce indispensable pour vendre les produits locaux aux marchés des villages. Des gens à pied/vélo se déplacent sans cesse le long des voies transportant tout ce qui est possible et imaginable. Ils font tous des dizaines de km par jour pour pouvoir vendre quelques fruits ou sacs de graines. Beaucoup de personnes pêchent dans les eaux stagnantes que les pluies et le débordement du fleuve Logone ont laissé. Il y a aussi énormément de chèvres/cochons/chiens et il n’est pas rare d’en écraser tellement ils sont nombreux. C’est difficile de décrire tout cela car c’est une ambiance générale et chacune des descriptions précédente n’a d’intérêt que dans sont contexte. Il y a aussi de nombreux véhicules/poids lourds arrêtés sur le bord de la route et qui attendent parois des mois que l’on vienne les réparer. Les chargements de véhicule sont inimaginables, des mini-bus de 9 places transportent parfois jusqu’à 20 personnes. L’état de tous les véhicules est déplorable, rafistolé de tous les côtés, sans vitre/pare-brise, complètement rouillés. Certains chargements doublent la hauteur et la largeur des camions qui les transportent, avec bien sûr des personnes voyageant au dessus de tout ça en tenant comme ils le peuvent les sangles (qui résistent par l’opération du saint Esprit…). Il n’y a pas une minute sans que je vois quelque chose qui m’émerveille ou me choque. Je me crois dans « Kirikou et la sorcière » avec l’eau de rose en moins… Je n’ose pas sortir mon appareil photo car une image figé ne peut pas retranscrire les instants que je vis. Beaucoup de sourires et de signes de la main, beaucoup de visages marqués par la misère et les conditions de vie. Je le répète : tout ici est différent, vraiment très différent.
L’arrivée à Pala s’est faite de nuit, l’électricité n’arrive pas encore jusqu’à cette petite ville de 20000 habitants. Mes premières images de Pala sont donc des lanternes/flammèches/lampes de poches/feux disséminés un peu partout et qui éclairent des petits regroupements/commerces. Un bon repas nous attendait à la mission catholique qui possède un groupe électrogène, et donc de l’électricité… Wahoooouuuu ! Je pensais faire une bonne nuit après ces heures de voyage sur route tant accidentée… Crevant !
Réveil vers 5h du matin par une envie pressante d’aller aux toilettes, yoouuuuppiiii ! la diarrhée ! Je me dis que c’est bon signe et que mon corps est en train de s’habituer (on positive comme on peut…). Par chance je n’ai pas trop mal au ventre et peux enfin découvrir Pala à l’arrière d’une moto Suzuki qui permet de passer n’importe où (certaines rues sont inondées et impraticables en voiture). Les rues de Pala sont à la différence de pollution et de chaleur près celles de N’Djamena. Il n’y a par contre que très peu de bars et de lieux de divertissements. Il n’y a pas de restaurants français par exemple, je vais manger local !… Très bruyant et très pauvre, c’est ce qui me vient à l’esprit. La description de N’Djamena que j’ai faite le 14 sept comporte beaucoup de similitudes. Je passe ensuite au commissariat pour me faire enregistrer. Imaginez 4 murs qui s’effritent, un banc, une table en bois et vous obtenez le commissariat de Pala ! (à peu de choses près…)
Voilà à peu près où en sont mes aventures. Je vais pouvoir profiter de l’accès Internet de la mission pour mettre tout ça sur mon blog. Cet après midi je me repose car je pense avoir un peu de fièvre et il est plus prudent que je ne m’éloigne pas trop des toilettes… Je ne vous ai pas parlé d’hier midi et avant hier soir ?… J’ai pu découvrir les joies du barbecue Tchadien. C’est à peu près comme les barbecue de Gadzarts sauf que la viande est avariée… Bien cuite ça doit normalement tuer tous les microbes, c’est ce que je me dis ;) Tout se mange, avec les doigts et du piment ! Je soupçonne la langue et les intestins de bœuf d’être à l’origine de mes humeurs gastriques…
Bon, je vous laisse et pense très fort à la France qui me manque…
18:55 Publié dans 1) Premier mois !... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note




Commentaires
merci Sylvain de ces nouvelles détaillées, colorées et olfactives!... génial, ce petit blog devrait nous permettre de te suivre dans tes aventures; nous t"écrivons bientôt... soigne bien ta "djarie"!
Ecrit par : papa & maman... | 18 septembre 2007
Salut Butal!
Et moi qui croyait avoir été dépaysé en Iran et au Pakistan! Chapeau mec d'avoir osé; on est derriere toi et je vais continué de te lire avec avidité;
keep in climbing (enfin, si c'est possible)
le struc
Ecrit par : francois | 21 septembre 2007
Sacré Sylvain !
Une belle aventure qui commence j'ai l'impression !
J'aime bien ton style d'écriture : c'est vivant ( comme le Tchad ! )
C'est vrai : chapeau de t'etre lancé comme ça vers l'inconnu, bon courage !
Benoit.
PS : on suivra ton épopée !
Ecrit par : Benoit | 23 septembre 2007
j'ai lu avec avidité le recit de tes 4premiers jours,un peu comme un bouquin que tu commences et qui t'accroche dés les premieres lignes... tu realise sans doute ce que beaucoup d'entre nous ont révé de faire un jour sans avoir la possibilité ou le courage de le realiser ;je suis ou plutot on est fier de toi!! vis ta vie et ton reve mais n'oublie surtout pas de nous le faire partager.au plaisir de te lire affectueusement JMZ
Ecrit par : le tonton:jean marc | 23 septembre 2007
Ahh, génial d'avoir de tes nouvelles !!! Merci de tes beaux récits, tu nous offres un voyage derrière nos ordis, j'ai l'impression d'y être !
En espérant que ta flore intestinale se "tchadise" le plus rapidement possible !
A bientôt par écrit ! Biz
PS : Ah, t'as aussi le bonjour de Tchoupi et de POB !
Ecrit par : SophIAT | 24 septembre 2007
coucou!! g lu ton recit, et cet aventure semble passionnante! un petit conseil de diététicienne fais attention a ce que tu manges quand même (lol je sais ca va pas trop t'aider...) , en effet, après analyse nutritionnelle de tes ingestats, tu risques de nous revenir tout maigre!!! non je plaisante, mais ne t'inquiete pa tu vas t'habituer a cet nouvelle "hygiène de vie"... je te souhaite pleins de courage, fais attention a toi et profite bien de tout ces moments si "différents". gros bisous de tes cousins marseillais!!
Ecrit par : mathilde (la cousine) | 24 septembre 2007
Salut mon p'tit sylv... c'est vraiment un immense plaisir t'avoir de tes nouvelles et de nous faire partager ce que tu vis. C'est comme un roman mais en mieux. Je le consulte quotidiennement. Tout va bien en France, je t'ai envoyé quelques cartes mais avec un peu de chance tu les auras à Noël !!
Je t'embrasse très fort (sophie aussi) et RDV sur ta boîte Hotmail...
Matt
Ecrit par : matthieu | 26 septembre 2007
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