26 décembre 2007
News n°17 : Un Noël pas comme les autres...
Le 11/12/07, 17h38, Miséréor
Je vous raconte avec un peu de retard la messe de Dimanche, à Téfapu, minuscule village entre Torok et Pala. Pour commencer, la messe se fait sous un grand arbre qui assure un peu d’ombre. Les gens arrivent au compte gouttes pendant 2h environ… Ici on ne connaît pas bien ce qu’est l’heure, on commence quand tout le monde est là et voilà tout ! Il y a beaucoup d’enfants entre 5 et 10 ans, ils sont à croquer avec leurs grands yeux et leurs grands sourires… Tout le monde s’assied par terre ou sur des pierres à part le prêtre (Joss) et moi à qui on offre une place de choix à côté de la table de camping qui fait office d’autel. Bien entendu, je fais face à la foule histoire de bien voir tout le monde et… d’être bien vu ! La messe étant célébrée en Moundang, je ne comprend strictement rien et n’est rien d’autre à faire que contempler cette assemblée si différente de nos assemblées européennes. Des vieillards assis sur des cailloux, des bébés qui tètent leur mères, une chorale de jeunes filles qui chantent de toute leurs forces et de tout leur cœur, encore une fois, la scène n’est pas banale… En plus c’est la fête des récoltes, chacun ramène, enrobé dans un pagne, une maigre partie de leur cultures (arachides, mil rouge, et haricots principalement) afin de les mettre en commun.
Je suis ensuite invité à manger à l’écart avec les personnes importantes de la zone (chefs de village). On me sert une bonne calebasse de bili-bili, et c’est repartit ! Une boule de mil-rouge sauce arachides histoire de bien se caler l’estomac puis je repars pour Pala sans oublier de saluer platement chacun des hôtes… quel accueil !
Histoire rigolote d’hier soir, nous sommes allés visiter (avec Rémi) Marcel, le magasinier des ateliers diocésains qui a eu une petite fille mardi dernier. On a ramené quelques bières pour fêter ça, nous voici donc trinquant sous les étoiles, avec une petite puce d’à peine une semaine, choute comme tout ! La femme reste en retrait car il n’est pas concevable qu’elle boive avec nous, pourtant c’est elle qui a fait tout le boulot ! C’est toujours un peu bizarre cette situation de la femme, soumise… Marcel était tellement content de notre visite, tellement ému que ses « patrons » (ils disent tous ça) soient venu le visiter, qu’il nous a offert un de ses plus gros canard que vous pouvez voir en photo (la fameuse photo 3 en un) Nous sommes donc repartis en moto, avec une gros corniaud dans les bras, toujours sous un ciel étoilé et des routes défoncées, perdus au fin fond du Tchad, si on m’avait dit que j’allais vivre tout ça, je n’y aurait probablement pas cru…
Le 21/12/07, 17h34, Miséréor,
Ca fait un petit bout de temps que je n’ai pas écrit, tout du moins sur ce carnet ! Je ne sais pas bien si ce sont les fêtes qui en sont l’origine mais les lettres affluent, se succèdent ainsi que les mails. J’ai déjà donc l’impression de pas mal mettre à plat mon quotidien…
Pour les news, on a inauguré mon four à pain, ça chauffe super bien seulement je suis pas boulanger… Alors le pain est encore loin d’être réussit ! D’autres tentatives sont déjà planifiées, juste après les fêtes. On a aussi prévu un lapin pour bientôt, je passe à du petit gibier, à quand le gros ? Patience…
Je pars demain pour Laï, à 170km de Pala environ, j’y rejoindrai quelques coopérants rencontrés au stage de formation ave la DCC, juste avant mon départ, ça risque d’être super sympa ;) Je reviendrai le 25 pour rempiler le lendemain au boulot.
J’ai reçu hier soir un colis de mes parents : saucissons, gâteaux, pâtes de coings, nutella, savon, shampoing, bouquins… du vrai bonheur. Je crois ne jamais avoir eu autant de plaisir à ouvrir un colis, ça vaut bien mieux que 10 cadeaux de Noël…
Je prendrai plus de temps prochainement pour vous parler des évolution de mon poste, je deviens petit à petit constructeur !... Suite au prochain épisode
Le 25/12/07, 00h29, Laï
Un noël pas comme les autres… sans froid, sans neige, un peu pommé, mais sympa quand même ! Un noël au méchoui/semoule avec gâteau au chocolat en dessert, vin, coca, le grand luxe quoi ! Eclairage à la lampe à pétrole,
Ambiance…
La famille me manque pas mal, les amis aussi. Bonne nuit, de Noël…
Le 25/12/07, 9h02, Laï,
Tout le monde dort encore… Un café fumant, mon carnet… Je sors de 2h de voyage avec Ana Gavalda : « Ensemble, c’est tout ». La lecture est une merveilleuse fenêtre sur notre culture qui me manque beaucoup, un dépaysement garantit qui me permet de mieux replonger dans la réalité de mon quotidien, un vrai souffle…
Je me souviens les réveils de Noël, l’excitation, l’impatience, l’euphorie même que nous procurait le retentissement de la clochette, feu de départ pour rejoindre, à la queue leuleu et dans l’ordre croissant des âges, nos cadeaux de Noël disposés dans le salon de Papi ! Les cousins/cousines, oncles et tantes, la famille quoi ! Quels doux souvenirs, quels doux moments. A l’heure qu’il est, des milliers de foyers Français doivent déguster cette joie d’un Noël en famille, chanceux… Ici, c’est un peu différent, c’était prévisible… Noël semble être un jour comme les autres, une pointe de bonne humeur peut être, il faut dire qu’il n’y a pas de cheminées au Tchad, et encore moins de rennes…
Nostalgie.
Que je vous raconte quand même un peu avec qui je suis… J’ai rejoins Alice et Jean-Nicolas, (coopérants à Laï ) Samedi 22 décembre. Pour arriver à Laï, il faut traverser le Fleuve, mais le problème est qu'une moto ne flotte pas, alors hop, dans la pirogue ! Y'a tt juste la place pour 2 personnes et la moto, ca tangue, y'a le propriétaire de l'embarcation qui s'excite sur une perche en bambou pour faire avancer le tout, c'est très marrant, mais un peu flippant ! J'ai quelques photos qui viendront avec la prochaine news... Je m’entend particulièrement bien avec Alice que j’ai rencontré juste avant mon départ, en France, pommée et appréhendant comme moi de découvrir le Tchad. Elle ressemble un peu à ma grande sœur Polette, je ressemble un peu à son petit frère, on s’est donc décrétés frères et sœurs, pourquoi pas ? Ca m’a permis de ne pas être complètement sans famille pour les fêtes.
Nous ont rejoins quelques expatriés et autres volontaires du progrès amenant notre bande au nombre de 7. C’est drôle de passer Noël avec des gens qu’on connaît peu, mais la même étiquette « made in France » sur chacun de nos fronts créer une alchimie étonnante invitant à se serrer les coudes. Notre provenance, (origine contrôlée…) oblige à un minimum de gastronomie. Chacun s’est donc débrouillé pour ramener ce qu’il pouvait pour habiller ces jours de Noël « à la française ». Du vin rouge, du fromage, du saucisson (merci les parents !), du pain (que nous avons fait, super réussit), je crois que l’essentiel est là !
Pour la dinde aux marrons, c’était un peu plus chaud alors on s’est rabattu sur un méchoui, oh le bon petit cabri ! Le problème c’est qu’un cabri pour 7, ça fait beaucoup, surtout lorsqu’il est farcit à la semoule et aux patates !
Ca y est, les gens sont levés et j’ai perdu le fil de ce que je disais, sûrement des bêtises…
Bonne journée et… Joyeux Noël !
Le 26/12/07, 18h00, Miséréor
Trop crevé à mon arrivée hier soir, je n’ai pas pris le temps de vous raconter mon entrevue avec les hippopotames sur le trajet du retour. Ils était 6 ou 7, difficiles à compter car ne faisant que de rares apparitions à la surface du petit lac dans lequel ils se baignaient. 2 ou 3 se sont risqués à sortir leurs grosses carcasses de l’eau, de moitié seulement, mais suffisamment pour que je reste médusé par la taille de ces bestioles… C’est tellement énormissime ! Y’avait un petit trop mignon, et un gros Papa qui fait un peu peur lorsqu’il baille, le tout à 20m de nous, on a eu bcp de chance d’être si près !… (Nous étions 5 à repartir sur Kelo donc on en a profité pour faire une bonne pause). Ce sont vraiment des dinosaures pour moi. Enfin, vous en avez sûrement déjà tous vu dans les zoos, donc je ne vous apprend rien… J’ai aussi pu voir une autruche de très près puisque engrillagée au diocèse (ils s’amusent bien les pères de là-bas ;) des cuisses plus grosses que des jambons, une taille impressionnant, une démarche en suspend, encore une bête d’un autre temps...
Je vous embrasse tous bien fort et vous souhaite à l’avance une très bonne année 2008…
19:59 Publié dans 4) Bon bah... Décembre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11 décembre 2007
News n°16 : Vais-je me réveiller ?
Je commence par une petite photo 3 en un : Mon four à pain en arrière plan, la chemise que je me suis faite taillée, et le canard qui m'a été offert hier soir... Pour l'histoire du canard, il faudra attendre la news n°17 que je n'ai pas encore eu le temps de taper à l'ordi!
Le 7/12/07, 17h36, Miséréor
Accrochez vous pour la nouvelle qui va suivre… : J’ai mangé de la fondue savoyarde ! Youhouououuuuh ! Et oui, les 3 coopérants que nous sommes ont été gracieusement invités à partager une bonne fondue préparée par une communauté de sœurs suisses et qui ont la nostalgie de leurs spécialités ;) C’était hier soir, quel fabuleux dîner ! Moi-même je n’en reviens pas encore… Non seulement c’est du fromage, mais en plus une fondue, ça m’a regonflé le moral et le bide à bloc !
A propos de bonne bouffe, on va bientôt pourvoir faire de bonnes pizzas puisque j’ai presque terminé mon four à pain! Il n’a plus qu’à sécher pour que je puisse retirer le coffrage en sable et poser ma dernière couche de briques (cf phoyos). On peut dire qu’il m’aura bien occupé ce four, et ce n’est pas finit car désormais, il va falloir cuisiner ! Normalement y’a de la place pour y rentrer un gros agneau, les odeurs sont déjà alléchantes… Bien sûr qu’il faudra aussi faire du pain, du bon pain ! mmmmh… De puis le temps que j’en rêvais de ce four ;)
Petite anecdote, on a trouvé une tortue de terre qui fait environ 10cm de long et qui est toute rigolote, petit souci, on l’a déjà pommé dans le jardin et impossible de remettre la main dessus… Dans la série animalière, on va avoir un chat pour Noël ! (Noël avant l’heure, le 16 déc). Ici, c’est courant d’avoir plusieurs animaux, alors j’en profite, je trouve ça plutôt sympa !
Ce week-end, je vais à Torok visiter un père qui vit un peu tout seul là bas. Je pense que ça va être dépaysant, c’est le fin fond de la brousse.
Rubrique naissance et décès, le magasinier a eu une petite fille mardi, je dois absolument aller lui rendre visite pour fêter ça ! Le même jour, c’est le fils d’un employé du garage qui nous a quitté, la vie continue…
Tchuss
Samedi 8 décembre, 20h30, Torok
Par où commencer ?... Tellement de choses d’un coup !
Je voulais vous parler de l’ambiance/atmosphère qui règne sur Pala au petit matin. Lorsque j’enfourche ma moto pour aller au diocèse, il est 5h50 environ. Le soleil pointe à peine son nez et n’a pas encore réchauffer les Palaois engourdis par le froid… Et oui, il fait froid ! J’ai même sorti la polaire ! Alors vous imaginez les habitants qui n’ont que des pagnes et des tongues ? C’est alors que commence mon trajet qui ne dure pas plus de 10 min, mais quels 10 minutes ! Ici et là, des petits feux de brindilles/ordures autour desquels s’agglutinent des enfants / adultes / vieux pour se réchauffer les mains et le corps. C’est toujours impressionnant à voir, une scène pourtant pas si extraordinaire que cela en apparence… A chaque fois j’ai l’image de nos bons petits foyers européens bien chauds et confortables, comment se plaindre encore lorsque l’on sort son nez alors qu’on est emmitouflés dans 3 couches de pull et une doudoune ? Croyez moi, ici les gamins ne se plaignent pas et pourtant, ils n’ont vraiment aucun confort matériel. C’est toujours amusant de voir leurs réactions lorsqu’ils m’aperçoivent, un Nassara ! Grands geste, salutations, sourires… Bref, je me demande si 2 années de coopération suffiront à faire de mes trajets matinaux une routine, j’en doute fort !...
Aujourd’hui j’ai mangé du rat ! Ou plutôt, j’y ai goûté… Un pauvre gros rat qui traînait un peu trop près de nos bureaux et qu’un employé du diocèse (Tchadien bien sûr) a réussit à choper. J’ai donc avalé un morceau de cuisse, ça a le goût de poulet salé, c’est pas l’extase… C’était plus impressionnant de les voir retirer les dents de devant et la mâchoire pour engloutir d’une bouchée la tête entière… Beurk !
Je pourrai dire que j’y ai goûté mais je ne pense pas renouveler l’expérience à l’avenir…
Au moment où je vous écrit, Lyon doit scintiller de milliers de loupiotes, les gadzarts doivent faire le fiesta au grand Gala de Birse (Lille), champagne et prestige… Et moi je suis au fin fond de la brousse, à Torok plus exactement, sans réseau, avec un confort limité, coupé du monde en somme… Ca me fait tout bizarre cette situation, qu’est ce que je fous ici ? Et comment ce fait il que je m’y sentes bien ?
Torok est à 50 km environ de Pala, il y a 3000 habitants qui parlent le Moundang, et un père breton qui vit au Tchad depuis 42 ans et chez qui je loge, plutôt incroyable comme contexte, vais-je me réveiller ? Ce fameux prêtre s’appelle Joss et parle le dialecte local couramment malgré la complexité de la langue. Des nasales, gutturales, aspirées, imprononçables syllabes renversées dans tous les sens… Je me croirais presque dans « les dieux nous sont tombés sur la tête » ! A mes oreilles plus compliqué que du chinois !
Nous sommes allés visiter Going cet après midi, village encore plus petit et pourtant une vie, un fourmillement étonnant ! Tout le monde ensemble sur la place du marché, j’ai bien entendu eu droit à la traditionnelle calebasse de bili-bili, pas de chichis, santé : (glups). Tous les petits enfants à poils, pleins de terre et obèses, avec des yeux ronds comme des billes à la vue du nouveau blanc. Des anneaux aux oreilles des petites filles, un mélange de terre / ordures/ fumier en guise de sol. Des chiens/poules/cochons partout, un monde à part !... Les poignées de main sont nombreuses et je suis marqué par la corne formée par les travaux aux champs. Ces mains sont calleuses et musclées, aussi bien pour les hommes que pour les femmes dont les visages aussi m’impressionnent. Les vieilles du village sont tellement ridées, certaines n’ont plus de dents, et pourtant leurs portraits sont si beaux, les visages sont si expressifs, ils témoignent des conditions rudes de ce pays, comme si chaque pli correspondait à une année. Une saison chaude, une saison pluvieuse, une froide, et on recommence ! Les femmes nous saluent en s’inclinant, ou en s’asseyant à terre si nous sommes assis afin de se mettre à notre niveau. Je bredouille comme je peux les 3 mots de moundang que je connais : Soko ! ‘Ndjan ‘Déné ? ‘Ndjan Diiaa ? Mo ga Ndjom ‘Né ? Djemba ? Mo ga no Né ? Djambé ? Awo…
Voilà à peu près à quoi ressemble les salutations traditionnelles, il manque les lettres correspondantes aux sons aspirés ou nasaux, je vous ferai une démo en rentrant ;)
Je bloque à plusieurs reprises sur les pieds nus de la majorité, craquelés avec une peau d’éléphant, des griffes à la place des ongles, lorsqu’il y en a…, bref, des milliers de km à travers la brousse.
Nous avons ensuite rejoins la concession (maison) du chef de village. 13 femmes et probablement le quadruple d’enfants. Les constructions sont sommaires, en terre séchée avec des murs très épais pour soutenir le toit sur lequel on fait sécher le mil / arachides / maïs… (cf photos). Les greniers à nourriture sont de vrais prodiges. Certains atteignent facilement les 5m de hauteur. Ils reposent sur des pierres afin que les termites ne puissent pas les contaminer. Une fourche en bois taillé fait office d’échelle. C’est un garde manger qui assure la subsistance en saison des pluies et qui garde les denrées alimentaires à l’abri des animaux. On m’a invité à rentrer dans une case pour y voir l’intérieur et je n’ai quasiment rien vu… Il y règne une obscurité quasi-complète, je crois qu’on ne peut pas faire plus sommaire comme habitation, j’ai vraiment l’impression d’être dans une pièce de théâtre où les décors sont un mélange de Moyen âge et de préhistoire, sauf que c’est la réalité…
C’était vraiment une bonne journée,
Le ciel étoilé est magnifique…
18:20 Publié dans 4) Bon bah... Décembre | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
04 décembre 2007
News n°15 : C'est bizarre, j'me croirait pas en décembre...
Moundou le 1er Décembre 07, 8h30
Premier grand trajet en moto ! Je suis arrivé hier soir à Moundou après 2h15 de piste et 1h30 de goudron… J’étais littéralement épuisé. La visière de mon casque est incrustée de tous types d’insectes volants, mon dos est en compte, mais j’y suis arrivé ! C’est étrange et ça parait irréel de se retrouver au milieu de nulle part entouré de paysages magnifiques, filant sur un deux roues que l’on prie de ne pas tomber en panne, la situation est improbable ;)
Les quelques enfants que l’on croise font de grands signes pour saluer le Nassara qui passe. J’ai croisé quelques troupeaux de bœufs aux cornes extraordinairement longues, j’ai d’ailleurs faillit rentrer dans un taureau qui a déboulé de la brousse, la scène est une toute autre réalité… Les bancs de sables sont difficiles à négocier et dangereux, il ne faut pas rouler trop doucement sinon c’est la chute, et trop vite n’est pas bon non plus… bref, je me forme !
J’appréhende pas mal le retour qui a lieu demain après-midi, la partie piste se fera de nuit donc je devrai redoubler de prudence…
Une fois arrivés à destination, j’ai retrouvé Alice qui est coopérante comme moi ainsi que 7 de ses amis : Deux italiens, le reste de français. Tous sont coopérants, volontaires, expatriés, d’organismes divers et variés, mais toujours animés du même désir de service ! On s’est fait un bon resto bien mérité puis je suis rentré me coucher. Aujourd’hui nous devrions allé à la piscine car il y a en a une à Moundou. Je vous raconterai la couleur de l’eau ;) Et maintenant, Namchu fi suk ! (nous allons au marché !)
Le 4/12/07, Diocèse de Pala, 8h00
Verte ! La couleur de la piscine… Avec des petites bestioles dedans mais pas des méchantes… Ca fait un peu bizarre mais c’est tellement agréable un petit plongeon sous cette chaleur !
Samedi matin, nous sommes allé visiter le centre handicapé de Moundou, c’était très chouette bien qu’un peu impressionnant. Le handicap n’a pas le même poids ici qu’en France, pourtant il est souvent plus marquant. Les gens l’acceptent et l’accueillent plus facilement, peut être parce qu’il y en a plus. Le centre est très « moderne » avec un atelier d’appareillage pour la fabrication de broches ou jambes en bois. Une menuiserie pour la conception de béquilles, une salle de kiné pour les massages… Les personnes qui y résident sont principalement des enfants ayant des handicaps moteurs, pieds bots, accidentés. Ils passent leur temps dans la cour du centre à même le sol, ils sont parfois impressionnants mais ont toujours le sourire, encore une fois une belle leçon d’humilité…
Dimanche midi, c’était barbecue de Nassara, côtes de porcs, salades… Délicieux ! On est parti rapidement car il nous restait de la route… Par chance j’ai pu charger ma moto dans la voiture d’Alice qui rentrait sur Laï. Elle m’a donc permis d’éviter tout la partie goudron et d’arriver frais à Kelo pour entamer la piste. Il me restait quand même 2 heures de trous, troupeaux, poussière, soleil, que je me suis empressé de traverser pour arriver juste avant la tombée de la nuit.
J’ai depuis repris mon régime Palaois : Naschiff (viande dans de la sauce tomate) et boule de riz… J’en ai déjà marre…bouh !
La poussière est de plus en plus dense, c’est très pénible pour un petit blanc comme moi qui n’est pas habitué, chaque trajet se finit en nez bouché, éternuements, gorge qui gratte. L’air est très sec et j’en ai les lèvres gercées, qui l’eu cru ! Dernière chose, je dors très mal et n’en peux plus des cabots qui aboient une bonne partie de la nuit, j’veux ma môman !...
Bref, mini coup de blues mais pas encore de quoi s’affoler ;)
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09:45 Publié dans 4) Bon bah... Décembre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




